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Affichage des articles du novembre, 2013

Une pensée qu’il faut saisir et rendre

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Ce matin, un extrait du texte de Balzac, Un chef d'oeuvre inconnu.
C'est aussi une réaction à cet article stupide sur la littérature jeunesse paru ce jour. Chaque année, des journalistes affligeants nous pondent ce genre de stupide pamphlet sur un sujet auquel ils ne connaissent rien, mais dont ils feignent de savoir tout.
Voici donc un morceau de ce véritable art poétique. Balzac est un auteur génial, devenu pour beaucoup le symbole d'une littérature ennuyeuse et pénible, que l'on nous a obligé à lire, trop petit au collège ou au lycée, tuant pour toujours la chance de le découvrir à l'âge adulte, quand on est prêt à le faire. Pourtant, dans cet extrait, n'y a-t-il pas de la vie ? J'y trouve pour ma part une belle leçon en tant qu'auteur. 
La mission de l’art n’est pas de copier la nature, mais de l’exprimer ! Tu n’es pas un vil copiste, mais un poète ! s’écria vivement le vieillard en interrompant Porbus par un geste despotique. Autrement un sculpteur…

L'élucidation des moyens du roman est encore loin.

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Ce matin, un court extrait de En lisant en écrivant, de Gracq, sur l'impossibilité d'analyser un roman et un joli tacle de Valéry et Breton, par ricochet, puisque le second ânonne bêtement ce que dit le premier sur le roman. 
Ce qui en réalité agace dans le roman les esprits fanatiques de précision comme celui de Valéry, ce n'est pas qu'ils disent qu'il est (et qu'il n'est pas), c'est le retard grandiose qui persiste, par rapport à la poésie, plus finement disséquée, dans l'élucidation de ses moyens. Ce n'est pas la naïveté ou la grossièreté de ses procédés et de ses prétentions, c'est la complexité sans égale de ses interférences et des interactions, des retards prémédités et des anticipations modulées qui concourent à son efficacité finale – complexité et enchevêtrement tels qu'ils semblent ajouter une dimension à l'espace littéraire, et que, dans l'état actuel de "la science des lettres", ils ne permettent que le pil…

C'est mercredi, pas d'article aujourd'hui

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L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire.

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Ce matin, c'est le 150ème article de ce blog, il 4 ans et il a accueilli 10 500 visites depuis sa création. Pour l'occasion, on va fêter un autre anniversaire, celui de Camus.


C'est vers lui que mes lectures tendent, vers lui que mon écriture tend aussi puisque l'idée pressante d'achever ma future tétralogie par un tome-hommage à Camus se dessine de plus en plus précisément. Mais ça, je vous en parlerai quand ce sera plus abouti.
Pour le teasing, il s'agit donc d'une saga en 4 tomes, 4 femmes : Eve, Méduse, Marie et Ariane donc chacune traversera un bout d'histoire.
Cette série est en cours d'agrégation (oh le jeu de mots) dans ma caboche bien remplie en cette année de concours et je pense l'écrire l'an prochain (comprendre l'année scolaire prochaine vu que je suis prof et que, pour moi, les années commencent au 1er septembre)
Avant ça, je dois écrire la suite de ma série burlesque :

- Opus 1 : Féelure, à paraître en juin chez Bragelonn…

L'art est-il utile? Oui. Pourquoi? Parce qu'il est l'art.

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Texte de Baudelaire sur la place à donner à la morale dans l'art littéraire. Pour moi, tout y est ! Pour ne pas faire preuve d'immoralisme, soyons les plus justes possibles dans la peinture de notre société et alors, les lecteurs n'auront pas besoin de prêchi-prêcha pour comprendre notre discours.
"L'art est-il utile? Oui. Pourquoi? Parce qu'il est l'art. Y a-t-il un art pernicieux? Oui. C'est celui qui dérange les conditions de la vie. Le vice est séduisant, il faut le peindre séduisant; mais il traîne avec lui des maladies et des douleurs morales singulières; il faut les décrire. Etudiez toutes les plaies comme un médecin qui fait son service dans un hôpital, et l'école du bon sens, l'école exclusivement morale, ne trouvera plus où mordre. Le crime est-il toujours châtié, la vertu gratifiée? Non; mais cependant, si votre roman, si votre drame est bien fait, il ne prendra envie à personne de violer les lois de la nature."

La mort du peuple

Une fois n'est pas coutume, je vais parler un peu de la situation politique. Si vous voulez un résumé, écoutez la chanson !
Le ministre du travail supprime les élections prud'homales : pas assez de participants, trop chères et pas si utiles que ça en définitive. Bien évidemment, à partir de là, je ne souhaite à personne d'être en conflit avec son employeur s'il n'est pas syndiqué dans l'un des 3 syndicats majoritaires... 
Avant les prud'homales défendaient tout le monde... mais demain ? Les "petits" syndicats ne seront plus représentés, nulle part. Les gros auront toute licence pour faire ce qu'ils souhaitent. Espérons qu'ils seront responsables. Si on veut avoir un regard sur ce qu'ils font, il faudrait peut-être qu'on soit syndiqué ! 
Vous ne souhaitez pas vous syndiquer ? Je peux le comprendre mais dès lors que les élections seront supprimées, vous n'aurez plus aucune voix. Alors que pour l'instant, vous en avez une. 

Et l'imaginaire devint l'autre voie !

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Un excellent questionnement de  Raymond Queneau présenté par Audrey Mirlo sur le site Lettres et Arts.  Cet article me semble une réponse intéressante à la question 'Pourquoi les auteurs de la seconde moitié du XXè se sont-ils tournés de façon de plus en plus importante vers les genres de l'imaginaire ?
"L’impossibilité d’écrire des romans extérieurs à l’Histoire, tel est l’obstacle sur lequel les auteurs du XXe siècle butent. C’est ce que Queneau signifie lorsqu’il écrit : Il y eut des époques ou l’on pouvait raconter une vie d’homme en faisant abstraction de tout événement historique […]. Mais dès 1930, il fallut déchanter […]. Depuis, il s’est passé suffisamment d’événements pour que l’on conçoive mal une œuvre romanesque quelconque, placée « dans la réalité », qui non seulement puisse les passer sous silence, mais encore ne soit obligée de leur attribuer un rôle important et même prépondérant, même dans une histoire d’amour, même dans un récit d’adolescent[1]. L’omniprése…

Sortons la tête des bouquins pour répondre à quelques questions...

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Tout comme NB, j'ai été tagguée alors je réponds ! Merci à Cindy van Wilder et Axelle Colau !
Tout comme NB, je ne le fais pas d'habitude mais là, ce sont les copines et, tout comme NB.... je vais citer NB en fait :

Je ne suis pas forcément une passionnée des chaînes, mais, j'avoue, je ne résiste pas aux tags qui consistent en répondre à tout plein de questions sur moi ^^ (pis ça meuble le blog, au passage). Le jeu est simple : d'abord, vous révéler 11 choses que vous ignorez sur moi. Et ensuite, répondre à 11 questions ! (bon, là, ça fait 22 du coup !). Normalement, on doit poser à nouveau 11 questions à plusieurs personnes, mais je crois que je vais passer mon tour (j'ai l'impression que la chaîne a déjà fait beaucoup de tours de blog. Si vous n'avez pas été taggués, que vous avez un blog et l'envie de participer, n'hésitez pas à piocher dans les 22 questions auxquelles je réponds !).
[attention, c'est long !]


11 informations (vitales) que vous ign…

Non hic cacciatore

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Un peu de cul-ture scatologique aujourd'hui, pour vous consoler d'être lundi.

Voici une lettre d'Elisabeth-Charlotte de Bavière, ou Madame, appelée aussi la Princesse palatine, ou "océan d'encre", "ventre de l'Europe" (rapport à sa descendance de princes et de princesses connus) : bref, une grande madame, qui n'avait pas sa langue dans sa poche (faut voir comme elle parle de sa belle-soeur, Mme de Maintenon, ou de sa belle-fille)

"De Fontainebleau, le 9 d'octobre 1694,

Vous êtes bien heureuse d'aller chier quand vous voulez ; chiez donc tout votre chien de soûl. Nous n'en sommes pas de même ici, où je suis obligée de garder mon étron pour le soir ; il n'y a point de frottoir aux maisons du côté de la forêt. J'ai le malheur d'en habiter une, et par conséquent le chagrin d'aller chier dehors, ce qui me fâche, parce que j'aime chier à mon aise, et je ne chie pas à mon aise quand mon cul ne porte sur rien. It…

Une crotte dans le compost du futur

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Au terme de tous ces préambules, voici la conclusion.
Comment... pas de développement ? Mais j'espère que vous avez développé vous-même après tous ça ? Sérieusement, je ne vais pas vous imposer une dissertation complète... si vous avez eu le courage de lire les textes, vous vous êtes déjà fait votre idée. Si vous n'avez pas eu le courage, autant aller directement à la conclusion, cela sera plus agréable pour tous.

Nous avons donc défini un classique en lisant Calvino, nous avons ensuite lu la recette de Valéry pour devenir classique, et enfin, nous avons écouté Artaud qui nous dit que la notion de classique, c'est du conformisme bourgeois.

Au terme de ces lectures, pour ma part, je conclus que, si je peux exercer une minuscule influence sur mon siècle, voire sur ma décennie, ce sera déjà bien. J'aimerais même me concentrer là-dessus en fait : comme je l'expliquais dans ce précédent article : http://augredemeshumeurs.blogspot.fr/2013/10/lair-du-temps.html je pense q…

Confondre l'idée avec sa forme sublime ? (3ème préambule)

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"Les chefs-d'œuvre du passé sont bons pour le passé : ils ne sont pas bons pour nous. Nous avons le

droit de dire ce qui a été dit et même ce qui n'a pas été dit d'une façon qui nous appartienne, qui soit immédiate, directe, réponde aux façons de sentir actuelles, et que tout le monde comprendra.

 Il est idiot de reprocher à la foule de n'avoir pas le sens du sublime, quand on confond le sublime avec l'une de ses manifestations formelles qui sont d'ailleurs toujours des manifestations trépassées. Et si, par exemple la foule actuelle ne comprend plus Œdipe roi, j'oserai dire que c'est la faute à Œdipe roi et non à la foule. [...] Sophocle parle haut peut-être mais avec des manières qui ne sont plus d'époque. Il parle trop fin pour cette époque et on peut croire qu'il parle à côté.

 Cependant une foule que les catastrophes de chemin de fer font trembler, qui connaît les tremblements de terre, la peste, la révolution, la guerre; qui est sensi…

La mobilité essentielle de l'esprit (deuxième préambule)

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Un extrait de Paul Valéry aujourd'hui, qui vous donne THE truc pour que les générations à venir ne vous oublient pas...
"Sait-on jamais qui durera ? Un écrivain peut, de son temps, connaître la plus grande faveur, exciter le plus vif intérêt, exercer une immense influence : son destin définitif n'est pas le moins du monde scellé par cet heureux succès. Il arrive toujours que cette gloire, même légitime, perd toutes les raison d'existence qui ne tiennent qu'à l'esprit d'une époque. Le neuf devient vieux ; l'étrangeté s'imite, et est dépassée : la passion change d'expression ; les idées se répandent, et les moeurs s'altèrent. L'oeuvre qui n'était que neuve, que passionnée, que significative des idées d'un temps peut et doit périr. Mais au contraire, si un auteur a su lui donner une forme efficace, il aura fondé sur la nature constante de l'homme, sur la structure et le fonctionnement de l'organisme humain, sur l'être …

La machine littérature (Premier préambule)

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ITALO CALVINO :  La Machine littérature

- Les classiques sont ces livres dont on entend toujours dire : "je suis en train de le relire..." et jamais : "Je suis en train de le lire..."

    - Sont dits classiques les livres qui constituent une richesse pour qui les a lus et aimés ; mais la richesse n'est pas moindre pour qui se réserve le bonheur de les lire une première fois dans les conditions les plus favorables pour les goûter. (pour préciser ici, il explique en fait qu'un livre peut apporter à n'importe quel moment d'une vie, mais à certains plus qu'à d'autres, c'est tout. Il cite notamment la jeunesse, plutôt moins favorable à la lecture de certains classiques que l'âge adulte)

    - Les classiques sont des livres qui exercent une influence particulière aussi bien en s'imposant comme inoubliables qu'en se dissimulant dans les replis de la mémoire par assimilation à l'inconscient collectif ou individuel.

    - Toute rel…

Roman(s) à Romans

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Samedi et dimanche, je serai à Romans, près de Valence, pour les Moelleuses et les 3 tomes de Moana !

On parle littérature et gourmandise... c'est parfait pour moi !

Samedi à 18h, je retrouve Prosper Codaque, Octavie Delvaux, Emmanuel Giraud, Chantal Pelletier et Jacky Durand pour une discussion sur les gourmandises subversives : Coups de gueule et coups de fourchettes.

Venez déguster !

Naissance

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A l'image de Lionel Davoust, je reproduis ici le communiqué de  création de Multivers, l'association créée par Yal Ayerdhal, Sara Doke, Emmanuel Gob, Ayerdhal, Cécile et Pierre Ramaekers, David Queffelec, Alexandre Girardot, Diane Cairne et Jean-Claude Dunyach.

Beaucoup d'entre vous l'auront sans doute déjà lu dans le milieu de l'imaginaire, mais pas forcément mes lecteurs des autres domaines des lettres ! Or tout le monde est concerné ici, n'hésitez pas, je peux vous mettre en contact avec Jean-Claude Dunyach si vous avez un ouvrage mis en danger par ReLire.


"L’idée de créer une association pour aider les auteurs face à l’arrivée du numérique date déjà de quelques années… La situation a évolué très vite dans ce domaine, ce qui était encore balbutiant il y a deux ans est désormais une partie du paysage littéraire, une partie en croissance forte qui provoque de nombreuses réactions. Y compris des initiatives que nous qualifieront pudiquement de dangereuseme…

Tristan, le café est-il assez fort ?

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Deux extraits qui m'intéressent bien même si la fin du texte, que je vous épargne, est tout à fait mystique et, pour moi, assez frappadingue. Mauriac y rediscute le débat qui a eu lieu au XIXème sur le nécessaire réalisme du roman pour le remettre en cause.

C'est un débat ancien et qui n'a plus lieu aujourd'hui entre les théoriciens de la littérature. Mais nous, auteurs de l'imaginaire, nous continuons à y faire face sans cesse, car nous sommes jugés peu sérieux à cause de notre "manque" de réalisme. Nous utilisons le merveilleux ou la science-fiction et cela fait donc de nous des auteurs de mauvais genre... pour enfants ou ados attardés. Comme si nous ne parlions pas du réel sous prétexte que nous utilisons un filtre.

Pourtant, moi, j'aime la f(R)iction, la fiction avec un R comme dans  imagin'R et comme dans Réel. J'écris du vRaisemblable dans le futuR ou du meRveilleux qui paRle de notre Réalité. 

Afin d'alimenter le débat, voici donc quel…

Dimanche cinéma : Helena Bonham-Carter

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Ce matin, un article totalement inutile en soi mais c'est dimanche et j'ai le droit aussi de dire ce qui me passe par la tête sur ce blog sans que ce soit foncièrement intéressant.


Bref : Helena Bonham-Carter. Cette femme est sans aucun doute un modèle, un rêve, que dis-je... un fantasme. 
Elle a été Lucy Honeychurch, Ophélie, Hélène Schlegel, Elizabeth Frankenstein, la fée Morgan, Marla Singer, Ari la singe, la mère de Charlie, la copine de Wallace, Bellatrix Lestrange, la reine de coeur, Mme Thénardier et tout récemment Dr Clair...
Comptant dans sa famille des personnes plus intéressantes les unes que les autres, elle est intelligente, polyglotte et superbe, elle a rencontré un nombre incalculable de personnes passionnantes, elle a partagé la vie de Brannagh avant de devenir la femme-égérie de Tim Burton, elle vit dans une maison immense et somptueuse, elle a assez de fric pour se payer tous les bouquins qu'elle veut et dévaliser Lush toutes les semaines. Et elle a un p…

Après que j'aie...

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Après que j'aie lu ce matin la grammaire bleue (Grammaire méthodique du français), je vous livre ici un extrait qui sera le préambule à un manifeste clair et concis (en bas de l'article). C'est rude, je sais, on est samedi matin mais c'est nécessaire pour en finir avec le purisme absurde des francophones quant à leur langue. Donc si vous avez pas envie ce matin, buvez votre tasse de café tranquillement et, sitôt aluni, revenez tout à l'heure ! 

"(Les) grammaires dires normatives ou prescriptives [...] se proposent d'enseigner le bon usage de la langue et [...] édictent à cet effet des règles privilégiant un usage particulier au détriment d'un autre, fût-il le plus répandu. En voici quelques exemples : [...] — Les auteurs d'un ouvrage grammatical récent citent alunir et avénusir comme exemples pour illustrer "la formation parasynthétique des verbes de deuxième groupe". Mais l'éditeur (!) condamne ces deux formes dans une note en bas de p…

Bon anniversaire Bram Stoker !

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Grâce à Blackwatch, l#om### d# #a n###, je sais qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de l'auteur de Dracula ! Alors, comme en bonne auteur de l'imaginaire, j'aime terriblement ce très beau texte de 1897 (et oui, 116 ans !), Jonathan Harker, Mina et surtout le Comte, voici un de mes passages favoris, un de ceux qui m'ont fait trembler...
Extrait du journal de Mina, à mes yeux le personnage le plus intéressant : 
"Je dégringolai l’escalier, entrai dans le salon. Elle n’y était pas. De plus en plus angoissée, je visitai toutes les autres pièces. Finalement, j’arrivai à la porte d’entrée, que je trouvai ouverte. Comme je savais qu’on la fermait à clef tous les soirs, je craignis aussitôt que Lucy ne fût sortie, vêtue seulement de sa chemise de nuit. Mais je ne pouvais perdre mon temps en pensant à ce qui pourrait arriver : une crainte mal définie dominait en moi, me faisait négliger tout ce qui n’était que détails. Prenant un grand châle, je sortis en …

Brouiller les pistes

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Ce matin, je lis Proust. Et c'est comme un peu de magie qui sortirait du livre...
Dans ce passage connu, extrait de son roman "Le côté de Guermantes", il y parle de Renoir, pour créer une belle métaphore de la littérature ;

"Les gens de goût nous disent aujourd’hui que Renoir est un grand peintre du XVIIIe siècle. Mais en disant cela ils oublient le Temps et qu’il en a fallu beaucoup, même  en plein XIXe, pour que Renoir fût salué grand artiste. Pour réussir à être ainsi reconnus, le peintre original, l’artiste original procèdent à la façon des oculistes. Le traitement par leur peinture, par leur prose, n’est pas toujours agréable. Quand il est terminé, le praticien nous dit : Maintenant regardez. Et voici que le monde (qui n’a pas été créé une fois, mais aussi souvent qu’un artiste original est survenu) nous apparaît entièrement différent de l’ancien, mais parfaitement clair. Des femmes passent dans la rue, différentes de celles d’autrefois, puisque ce sont des Reno…

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Pour commander, vous pouvez indiquer les coordonnées des Éditions du Jasmin à votre libraire !
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Chanson pour Paul et Tiffany

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Private joke mais tout le monde a sans doute un ou plusieurs amis ainsi... 
Et puis c'est l'occasion de dire que j'adore Ferrer, qu'il m'émeut d'autant plus qu'il a fini sa vie oublié alors qu'on connaît tous Mirza, Le téléfon, Le Sud... En fait, le "Capitaine Nino" mérite qu'on écoute aussi les faces B, plus tristes, loin de l'image du rigolo de service.
Pour les Toulousains, il sera au centre d'une expo qui commence la semaine prochaine et dure jusqu'au 14 février.

Et surtout, vous pouvez le retrouver sur ce site :
http://www.nino-ferrer.com

 "Quant aux mots, je n'ai pas envie d'écrire sur ceci ou cela. J'ai la nécessité de le faire lorsque j'explose de rage ou d'amour, de révolte ou de rire, suite aux évènements qui se déroulent dans le vaste monde et dans mon univers personnel. J'ai envie que les mots racontent une histoire, qu'ils fassent passer une émotion, qu'ils vibrent et aussi qu&#…

Au pied de la lettre

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Janol Alpin a pris les noms des stations au pied de la lettre. Ou comment redonner du sens aux mots qui ont perdu leur substance. J'adore !

http://www.janol-apin.com/photos/metropolisson